Études et analyses

LA PRESIDENTIELLE 2014 L’OPPOSITION TOUJOURS DANS LE SEMI COMA/Nadir Lardjoune

presidentielle 2014Comme tout le monde l’a pu constater tout récemment, le retour du Président de la République, à ses activités présidentielles a tiré l’opposition politique de son hibernation demeurant constamment érodée par le « virus » du « zaimisme ».

Pour beaucoup d’analystes de la scène politique algérienne, cette opposition ressemble étrangement à un malade plongé dans état semi comateux depuis une longue période le balançant épisodiquement jusqu’au seuil du trépas, mais aussi bizarrement qu’inexplicablement, il revient par intermittence à la vie.

 L’étrange phénomène de ce capricieux malade qui a la « singulière singularité » de passer maitre dans l’obstination consistant à refuser aussi bien la vie d’ici-bas que celle de l’Au-delà, parce que, préférant de demeurer constamment ballotté entre ces deux extrêmes (la vie et la mort), c’est-à-dire, il ne peut ou ne veut, ni vivre ni mourir.

                                     LES FORCES OCCULTES DE L’OMBRE

Pareillement au cas de cet auguste « personnage » plongé dans un semi coma (entendre le malade décrit précédemment), l’opposition algérienne depuis l’annulation des élections législatives du 26 décembre 1991 n’a jamais pu jouer le vrai rôle d’une opposition qui soit digne de ce nom, du fait de l’absence criarde d’une sincère volonté quant à l’instauration d’une démocratie au sens noble du terme, comme le regrettent certains leaders de partis politiques fortement contrariés et désenchantés  par cette triste réalité.

Comme le soulignent par ailleurs beaucoup  d’observateurs neutres, «  C’est  parce que, le Système refuse l’alternance au pouvoir, et par voie de conséquence, si jusqu’à présent, l’opposition éprouve les pires difficultés et n’arrive pas à harmoniser et unifier ses rangs, ce n’est pas par fatalité, mais parce qu’il ya bel et bien des forces occultes très puissantes œuvrant dans l’ombre et chargées de mettre en charpie la moindre volonté aspirant au rassemblement de l’ensemble des forces de l’opposition politique algérienne », ajoutent les mêmes observateurs.

En effet, pour les initiés aux méandres de l’exercice du pouvoir, généralement, tous les régimes politiques œuvrent à la pérennité de leur gouvernance, c’est logique et c’est universel, mais ce qui est déshonorant et indigne du peuple algérien est l’existence de certaines formations politiques en Algérie prédisposées à la «colonisabilité» (fut telle autochtone), rejetées avec dédain par la vox-populi et ne trouvant leur salut qu’en papillonnant dans la périphérie immédiate du Pouvoir dans l’espoir d’intégrer les rangs des courtisans de la cour en acceptant même d’être les… Harkis du Système, comme a dit l’autre (dixit un ex- chef de gouvernement, moyennant l’accès au… « Mangeoire » ensorceleur par les enivrantes réjouissances matérielles.

                     L’EXPEDITION VERS LES «CAVES» DU «ROYAUME»

Comme la défunte alliance présidentielle ( FLN, RND, HAMS ) a volé en éclats ; suite à une «tempête » provoquée par des planificateurs capables de hisser leurs courtisans au sommet de la pyramide des fonctions de l’Etat ou de les décapiter le cas échéant, Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Belkhadem et Abou djerra soltani peuvent d’ailleurs vous conter leurs propres histoires de leur expédition vers les  « caves » du «.royaume» qu’il ont pourtant servi avec un petit surplus  de zèle.

Ces partis politiques excellant en matière de louanges (factices) et dans le chatouillement de l’alter-égo des maitres du moment, avec la singularité de tourner casaque aussi vite qu’une boule de neige petitement petite exposée à un soleil fortement brûlant dès que le « Prince » tombe soudainement en disgrâce ; par les incontournables retournements de l’histoire humaine.

Ces partis dévalorisent et «  putréfient » l’exercice politique en reniant leurs propres programmes et principes, et n’hésitent pas à se mettre au service du Système (pour bénéficier de ses privilèges et de ses largesses), mais dans ces conditions, pourquoi cacher cette triste et honteuse réalité,  sachant que tout le monde sait que ces entités partisanes appartiennent en réalité au Pouvoir, et ce, pour disposer au niveau du Parlement d’une majorité permettant sans aucun risque le « passage » et l’adoption de tout projet de loi initié par l’Exécutif ?

                               LA NOUVELLE ALLIANCE PRESIDENTIELLE 

 Comment justifier alors ce comportement à la limite de l’absurde, de l’insensé et n’existant nulle part ; de par le monde, sachant que tout parti politique aspire normalement et logiquement à gagner les faveurs du peuple ; afin d’arriver un jour, par voie électorale, à gouverner le pays ?

La réponse à cette question vient des citoyens qui soutiennent que la « chanson » désagréablement fredonnée par les acteurs de ces entités partisanes sonnent faux et indispose même l’ouïe des intègres patriotes algériens immunisés contre les effets de la démagogie politique, qui a la particularité de  tirer sa source de la perversité.

Et pour demeurer fidèles aux traditions de leurs prédécesseurs, le lundi du sept octobre 2013, les nouveaux dirigeants ont noué une nouvelle alliance entre le FLN,TAJ et les « Indépendants » avec l’assurance du ralliement du RND, et ce, pour donner au Pouvoir une majorité au Parlement, afin de faire passer l’attendu Projet de loi de la révision constitutionnelle initié par l’Exécutif, sans aucun risque à encourir, d’autant plus que les grondements et les soubresauts de l’Orage arabe ( pour les rois et présidents) et du « Printemps arabe (pour les peuples) restent encore imprévisibles. D’où le tremblement des uns (les dirigeants) et l’espoir des autres (les peuples).

Face à ce décor politique incertain et sombre à l’horizon, l’opposition politique en Algérie ou du moins ce qu’il en reste, s’efforce sporadiquement de revenir à la vie (à l’approche de chaque élection électorale) avant de replonger de nouveau, dans un semi coma aussitôt que les lumières des Evènements soient éteintes.

Dans une situation semblable, peut-on dire qu’il ya une opposition politique en Algérie ?

                                                                                                                                                         N.L.