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Egypte ou la démocratie des états Arabes / Filali Smail

egypte3Ce qu’on venait de voir à « Rabia El-Adaouia»  en Égypte est un modèle de la reproduction de l’histoire citée dans le coran à la sourate n0 85 versets 4, 5, 6,7 et 8, relatant le supplice subi par les croyants jetés dans des fossés en feu :

 

« Maudits soient ceux qui ont creusé les fossés, où des feux étaient allumés, maudits soient-ils eux qui s’étaient assis sur les bords, pour assister au supplice des croyants…. ».

 

Bien sûr, les faits rapportés par l’histoire se changeaient à travers le temps et l’espace, avec des variantes près, mais le fond de l’histoire restait inchangé, celui du supplice vécu par les croyants avec les détenteurs du pouvoir de leur époque.

la scène vécue en Égypte a rassemblé toutes sortes de crimes qui restaient gravés dans la mémoire de tout un chacun de nous : calcination des corps, tuerie massive des citoyens,  sacrilèges des mosquées, tir à bout portant, sur des manifestants paisibles, des manifestants avec des mains nues et accompagnées de leurs enfants, humiliation des hommes et des femmes, falsification des faits,montage des films traitant les frères musulmans de terroristes en injectant des armes dans la foule des manifestants, ainsi de suite….

 

Cette scène nous renvoyait vers des temps les plus reculés de l’histoire vécue par l’humanité, où  les tribus s’anéantissaient entre eux, avec une criminalité de ces putschistes qui surpassait celle des tribus  anciennes, car ces dernières ne tuaient plus le peuple appartenant  à leur tribu et glorifiaient celui qui combattait leur ennemi, tandis que les putschistes, au contraire, ne s’attaquaient qu’à leur peuple, traitant ceux qui combattaient l’ennemi de terroristes et épargnaient leur ennemi de tout combat.

 

La barbarie auquelle se sont adonnés les putschistes traduisaient non seulement une haine profonde envers leur peuple mais aussi un état sauvage qui imprégnait leur âme.

Parfois nous restons perplexes devant ces homicides commis sur le sol d’un pays musulman, pays qui se prétendait être l’avant-garde de l’islam et le prédicateur de ses préceptes.

Comment peut-on convaincre les autres peuples du monde, qui observaient cette scène, de la justice de l’Islam, longtemps prêchée par ses adeptes, alors que les crimes commis par cette junte militaire n’ont pas d’équivalents dans des pays laïques ou profanes.

Je crois que ce coup d’état sanglant en Égypte  marquerait la fin de toute crédibilité des régimes Arabes auprès de leurs peuples et mettrait fin à tout espoir d’une réconciliation quelconque avec eux, car ces régimes ont  barré toutes les routes d’accès au pouvoir par voie légale, démocratique et paisible, en usant de tous les subterfuges, médiocrité et conspiration  qui aggravaient la situation de plus en plus, pour arriver à la fin d’une épisode clôturée par un drame sanglant. Ces régimes ne pouvaient, désormais, cacher leur affreux visage par des slogans de démocratie, de droit d’homme et d’alternance paisible au pouvoir, slogans longtemps prodigués par les médias. Ces slogans sont, maintenant, enterrés à jamais et personne, désormais, ne pourrait les croire ou même daigner les écouter.

 

Je ne crois pas que  les dirigeants Arabes ont le moindre souci du danger qui menacerait notre nation, ces régimes responsables des luttes fratricides  et des entrechoquements au sein du peuple, ces luttes fratricides qui ne serviraient, finalement, que l’intérêt de l’ennemi, particulièrement l’état d’Israël, qui dormait maintenant sur la bonne oreille, car il a trouvé celui qui luttait à sa place et assurait sa sécurité. L’état d’Israël savait parfaitement que son existence sur la terre Arabe de Palestine ne serait possible que grâce à ces régimes qui ont usurpé le pouvoir et se sont placé illégalement à la tête de leur peuple comme Israël qui s’est  placé aussi illégalement sur la terre Arabe de Palestine.

Il faut se rappeler que les armées des états Arabes ont longtemps abandonné leur noble mission de lutter contre l’ennemi Sioniste pour récupérer les terres Arabes de  Palestine, usurpées par une pègre de sionistes, venus de touts les coins du monde, s’installer sur une terre qui ne les appartenaient pas et ont, de ce fait, renoncé d’essuyer les défaites qu’ils ont subies durant les six dernières décennies.

Par contre ils ont dirigé leurs armes contre leurs peuples pour engager une guerre sans honneur ni héroïsme et faire un travail de sape dirigé contre leur propre état, mission accomplie à la place de leur ennemi, c’est-à-dire, reproduisant l’histoire de la défaite  des Juifs avec les musulmans à la bataille de « Beni En nadir », histoire décrite dans la sourate 78, verset 2, suivant :

« Ils démolissaient leurs demeures avec leurs propres mains et avec celles des croyants, méditez cette leçon, oh vous qui ont de la perspicacité ».

Bien sûr, il s’agit d’une même histoire avec un changement de camp des acteurs.

 

Ces régimes placés de cette façon sont de nature à vivre dans une peur en permanence et n’auraient de préoccupations que d’assurer leur sécurité au détriment de l’avenir de leur pays, pour cela ils engageraient des luttes acharnées contre toute opposition qui cherchait du changement .Cet état de choses est le qualificatif de tous les régimes Arabes, sans exception.

 

Il est devenu une chose toute particulière dans le monde Arabe qu’à chaque fois que l’opposition politique remportait les élections ce serait l’enfer qui s’abattrait sur la population, comme si le régime en place est le seul être élu du  ciel pour décider du sort de la nation, répétant la phrase qu’a dite auparavant  » Pharaon » à la sourate 85, verset 28 suivant :

« Je ne vous fait voir que ce que je voies et  ne vous montrer que le bon chemin ».

 

Finalement, avec ces régimes là ,on ne pourrait s’attendre à un changement  politique serein ou espérer à une alternance paisible à  l’accès au pouvoir, c’est pourquoi il faut que les peuples Arabes prennent conscience de la gravité de la situation que traversait notre monde Arabe, qui risquait  de sombrer dans une autre colonisation pire que la première, pour décider, eux même, de leur propre avenir, sans attendre ou même espérer à un changement quelconque de la part de ces régimes placés illégalement, qui persistaient à démolir tout ce que le peuple a édifié durant des siècles.

 

 

le 11/02/2014

Filali Smail