Évocations

l’algérienne Ourida Oubraham revient à Allah (SWT)/Mohammad Mustapha Habes

OURIDALa communauté universitaire américaine, l’Algérie et la communauté musulmane américaine en général, ont été attristées par la nouvelle du décès, le 23 décembre 2013, du professeur algérien Ourida (Akila) Oubraham à l’âge de soixante-trois ans, la défunte est née en Algérie en 1950.
Pour ceux en Algérie qui ne la connaissent pas, Mme Oubraham est considérée comme l’un des pionniers de la bibliothéconomie en Amérique. Pendant de nombreuses années, elle a occupé le poste de directrice de la Bibliothèque Samuel C. Williams au Stevens Institute of  Technology à Hoboken, dans le New Jersey (Etats-Unis). Avant d’en devenir la directrice, elle a y servi comme directrice adjointe pendant 15 ans et, en tant que bibliothécaire des services d’information, durant sept ans. Ourida, comme ses collègues aiment l’appeler, fut un véritable chef de file dans le développement de la technologie et un moteur pour l’évolution scientifique, et considérée comme une experte dans la science de l’information en Amérique, selon le témoignage du président du Stevens Institute of Technology, M. Nariman Farvardin. Exprimant sa douleur, il dit : « c’est une grande perte pour notre université et la bibliothéconomie. » « Ourida a laissé un grand vide »,  a ajouté une de ses collègues.
Son mari, le Dr Youcef Oubraham d’origine algérienne, a déclaré que lui et ses deux enfants Samir et Sofiane ont confié leur sort à leur créateur, Allâh Tout-Puissant (SWT), pleinement confiants et rassurés par Ses paroles : « Tout ce qui est sur ​​elle (la terre) périra, mais perdurera le Visage de ton Seigneur, plein de majesté et de gloire. » Dr Oubraham continua, dans l’interview qu’il nous a accordée, à raconter en quelques mots la vie de sa femme, une vie pleine de contribution à la connaissance et à la science, en tant que femme, qui depuis de nombreuses années a dirigé une équipe de scientifiques de différentes ethnies et races, tout en respectant ses valeurs et son engagement pour sa religion, y compris sa tenue islamique en portant le hijab, et cela en Occident.
Dr Youcef Oubraham arriva en Amérique en 1976, dans l’Etat de l’Ohio, et après la fin de ses études, il retourna enseigner en Algérie à l’Institut national de l’électronique à Boumerdès (INELEC – aujourd’hui l’Université de Boumerdès), où son épouse était directrice de la bibliothèque. Ils ont tous deux continué à travailler en Algérie jusqu’en 1983.
La recherche scientifique ne s’épanouit pas en étant soumise à des restrictions, elle a besoin de liberté associée à des efforts continus. Face à de nombreux obstacles, le couple a essayé d’œuvrer de son mieux, en travaillant avec patience et dévouement au service du bien commun. Cependant, ils ont vite été confrontés au mur d’une politique de vision unique et aux pesanteurs bureaucratiques, pour ne pas mentionner l’aggravation de l’ignorance généralisée qui bientôt gagna les étagères de la bibliothèque et les laboratoires scientifiques de notre jeune Algérie. La politique de la vision unique eut vite fait de décider quel livre peut être imprimé ou se termine sur une étagère de bibliothèque. De même pour les postes de direction, dans les universités ou ailleurs, les qualifications professionnelles ne sont pas toujours le critère. Tout cela vient de pseudo administrateurs, qui n’ont ni savoir-faire quant à la gestion, ni respect pour la valeur de la recherche scientifique. Parfois, ils avaient peu du sens patriotique et de ce qu’il faut pour servir son pays, malgré le chant commun du discours patriotique, tout cela au détriment de l’avancement des connaissances scientifiques et leur acquisition par les étudiants innocents et qui travaillent dur.
Face à cette détérioration de la situation et afin de ne pas vivre dans la culpabilité constante de leur conscience concernant ce qui se passait – lacunes clairement béantes envers les futures générations d’Algériens intelligents et prometteurs qui en ont été les premières victimes, le Dr Oubraham et son épouse ont opté pour « le retrait honorable du terrain de conflit », et ont quitté la terre de leurs ancêtres avec amertume, avec comme seul choix de revenir à des universités américaines, où la science et la connaissance sont respectées et les scientifiques accueillis à bras ouverts.
Dr Oubraham finit de raconter les chapitres de son histoire en disant: « Merci à Allâh en toutes circonstances, après tout, ce que veut Allâh, Il le fait, c’est notre destin », et « aucune âme ne sait dans quelle terre elle mourra », et « nous ne disons que ce qui plaît à Allâh. Et nous sommes à Allâh et vers c’est vers Lui que nous retournerons », puis soupira de nouveau et poursuivit : « combien de moments merveilleux nous avons passés ici en Amérique avec la communauté algérienne, en particulier au début des années 90, il y avait une fuite des cerveaux, l’émigration de beaucoup d’Algériens et Algériennes intelligents, jeunes, dignes et respectable. Ils venaient juste d’arriver, les jeunes étudiants qui venaient à la maison pour l’Iftar de Ramadan. Beaucoup étaient alors célibataires, et la défunte Oum Samir leur préparait un Iftar algérien presque tous les soirs, en dépit de ses multiples occupations avec ses responsabilités dans l’université et dans la communauté du Centre islamique, travaillant sans relâche. Aujourd’hui – al-hamdou lillâh – ils sont là : les jeunes d’hier sont devenus les hommes de demain, des Algériens avec un esprit prometteur, ici dans le New Jersey. Ils sont devenus professeurs et cadres, et avec leurs familles ils répondent à ses bienfaits avec leurs condoléances,  leur sympathie et leurs prières pour la miséricorde de son âme pure. A son enterrement, au cimetière musulman,  assistent un grand nombre de personnes de la communauté musulmane ainsi que de nombreux Américains venus dire leurs adieux.
Dr Youcef Oubraham ensuite ajouta, fièrement : «Je suis un témoin de l’admirable lutte et du sacrifice de ma femme et mère de mes enfants. Je n’oublierai jamais le profond respect et la grande estime de ses collègues de l’université envers elle. Elle effectuait ses tâches quotidiennes au travail avec eux pendant le jeûne du mois de Ramadan. Ils avaient de la compassion à son égard à l’heure du déjeuner, mais elle y était indifférente. Même pendant le Ramadan, l’administration de l’université n’a pas détecté la fatigue ou le surmenage, car elle continuait – comme le reste de l’année –  à se consacrer totalement à son travail avec une grande vitalité et beaucoup d’énergie. Même après la découverte du cancer qui a commencé à consumer son corps faible, il y a trois ans, elle n’a pas cédé, ni demandé un congé, mais s’est confiée à Allâh, patiente comme un soldat luttant pour la cause de  » Iqrâ’ – Lis ! », le message apporté par le sceau des Apôtres, le Prophète Muhammad (PSL). En effet, seulement quelques mois avant sa mort, elle a présenté un projet sur «Le développement électronique pour les bibliothèques » par vidéoconférence, en direct à un groupe d’experts universitaires et des invités depuis son lit d’hôpital, pendant le traitement chimiothérapique. Personne dans l’auditoire ne remarqua un signe de fatigue ou de faiblesse. Il est aussi extraordinaire, que dans le dernier stade de sa maladie, elle ait caché la réalité de son état de santé même à sa mère, lui disant seulement qu’il était lié à une certaine faiblesse et à la fatigue, et qu’elle allait récupérer dans quelques mois par la grâce d’Allâh (SWT).
Face à cette tragédie, non seulement comme Algérien, et en général, comme un lecteur vorace de livres, mais aussi comme quelqu’un qui a un temps géré, avec quelques autres frères, une maison d’édition, et  ayant suivi l’évolution du livre pendant environ un quart de siècle, je ressens, avec la disparition de la vertueuse Madame Ourida Oubraham, une grande perte pour l’Algérie, pour le monde musulman, la perte d’une bonne plante, d’une des filles de l’islam qui a pu vivre avec les autres pacifiquement, même en Occident.
Elle était probablement au courant – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – dès son plus jeune âge dans son Algérie natale, pendant le cauchemar de la colonisation française, au milieu de la tristesse de notre terre occupée, elle était au courant de la valeur du livre. Et comme dit un proverbe chinois : « Ouvre un livre, il t’ouvrira », ou le dicton contemporain: « Le livre est le moteur de l’histoire et l’éveilleur des peuples de leur sommeil». Elle a peut-être réalisé – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – que c’est seulement avec l’écriture et le livre que les nations civilisées ont progressé loin de leur état initial. C’est également grâce à la diffusion de l’écriture et de la lecture que les gens progressent dans le développement de la civilisation. Tout cela peut-être parce que la jeune Ourida a grandi au milieu d’une famille pieuse, qui a bien compris que le premier mot révélé dans le Coran béni est un commandement: « Lis! », brillant, malgré la nuit sombre du colonialisme français. Ainsi, elle a peut-être compris plus tard à l’aube de l’indépendance, que la civilisation arabo-islamique a pratiquement commencé avec le processus de l’écriture et de la traduction, et donc le respect du papier et de la plume.
Elle a peut-être réalisé étant une enfant de l’école des filles d’El Harrach dans la capitale algérienne, qu’il n’y a pas de chemin pour le développement et la promotion de l’esprit, à savoir l’éducation des hommes, sauf à travers le livre et la lecture. Cela a probablement été évident à son arrivée en Amérique que le monde développé a une connaissance approfondie de ce fait. Par conséquent, mettre en place un environnement d’apprentissage est devenu une partie intégrante des programmes de politiques qui tiennent compte de l’intérêt du peuple, mais plus que cela, l’Amérique est le premier pays du point de vue de la civilisation et du développement.

Elle a probablement pris conscience – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – aussi, que le secret pour le progrès et le développement du monde, après l’ère du papier et du crayon, réside dans les nouvelles technologies, et que la distance raccourcie avec l’information se déplaçant à la vitesse de l’éclair a ouvert la voie à la solution électronique et au livre numérique qui s’est vraiment répandu dans le monde moderne, et a lancé une incroyable révolution de la base de la connaissance et de la pensée, semblable à la révolution qui a eu lieu quand le monde a passé de la transmission orale des connaissances à l’écriture. Ceci est au moins similaire à la révolution vécue dans le milieu du XVe siècle, lorsque Gutenberg a inventé l’imprimerie (1456), qui fut un moyen pour la diffusion des connaissances à grande échelle et a contribué à la Renaissance européenne et l’a accélérée.

Ourida – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – a sans doute compris que le changement dans les moyens conduit inévitablement à un changement de mentalité dans l’environnement où le changement a lieu, et c’est peut-être pour cela qu’elle s’est sentie obligée de quitter l’Algérie. C’est une révolution tranquille et paisible, où ni sang n’est versé ni terres ne sont occupées. Elle a peut-être vu que beaucoup de gens sont mis à l’écart, éloignés de ce changement, et peut-être même satisfaits dans leur existence en ce qui concerne le savoir. Elle aurait pu être préoccupée, comme beaucoup d’autres chercheurs en Algérie qui se concentrent sur la stabilité future, par le fait que temps qu’il faudrait pour entrer dans l’ère numérique serait semblable au temps qu’il a fallu à l’imprimerie pour entrer dans le monde arabe, et donc rester à la queue des nations, à Dieu ne plaise.
C’est probablement l’efficacité du traitement numérique et le stockage des connaissances qui a poussé la professeur Ourida Oubraham à présenter son projet, s’interrogeant sur le sort du livre papier tel qu’il est maintenant. Est-ce que son rôle et sa mission resteront, après sa conversion sous forme numérique, prêt pour la lecture et la transmission rapide, à un coût minimum pour le bénéfice des chercheurs et des étudiants à travers le monde? L’opération de se procurer un livre a été effectivement réduite à sa forme la plus simple : en un clic de souris, on peut remplir sa soif de lecture, à des milliers de kilomètres de la source où il est stocké.
Ourida – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – avait probablement prévu comme l’ont fait de nombreuses études dans le domaine que, dans quelques années, la numérisation complète des bibliothèques est inéluctable. Cependant, l’état des affaires du monde arabe en général et du Maghreb en particulier, ne présage rien de bon dans ce domaine, comme l’a noté un rapport de l’ONU soulignant que la technologie nécessaire pour atteindre un tel objectif est encore en dessous de la moyenne, et ce sont des statistiques de 2003. Malgré le fait que celles-ci sont dépassées, les chiffres révèlent nos lacunes et le retard de notre système éducatif (18 ordinateurs par millier d’habitants dans le monde arabe, par rapport à une moyenne mondiale atteignant jusqu’à 78,3, et le nombre d’utilisateurs de l’Internet ne dépasse pas 1,6 pour mille). De même, le rythme du changement est très lent, surtout avec les bouleversements politiques en cours et la crainte d’une rechute du jeune « Printemps arabe ».
Bref, le domaine de l’e-book demeure une grande opportunité pour les pays sous-développés comme l’Algérie et le reste des pays arabes pour entrer dans l’ère des bases de connaissance à la fois dans la production et dans l’échange. Certaines études européennes ont prévu avec confiance que, avec la technologie d’aujourd’hui, un pays comme l’Algérie, spécialement bénie pour son potentiel humain et matériel, l’abondance de ses ressources en pétrole et en gaz, serait en mesure d’ouvrir ses portes à son élite migrante afin de rattraper sa renaissance scientifique qui a été bloquée pour plus de vingt ans maintenant. Cela, malgré que l’ignorance se soit nichée dans nombre de couches de notre société, et les multiples occasions manquées au détriment de générations et de générations de fils et filles Algérie.
Mme Ourida Oubraham – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle -, une femme de talent par excellence, est passée de la biologie à la bibliothéconomie, fusionnant ainsi deux beaux domaines. Son parcours rappelle quelqu’un au courant des paroles d’al- Asmâ’i qui a conseillé à l’un de ses compagnons, un jour, lui disant : «Ne t’indiquerai-je pas d’un verger par lequel tu seras  dans le jardin le plus parfait, d’un mort qui t’informera de ceux qui t’ont devancé, qui te rappellera si tu oublies, qui te tiendra compagnie si tu es seul, et qui te laissera si tu en as assez ? Oui, dit-il. Alors al-Asmâ’i répondit : «Prends un livre, aucun livre n’est dépourvu d’une utilité qui ne profite à celui qui la met en pratique, ou ne le prévienne contre quelque affaire que ce soit, comme il est le meilleur, le plus beau, le plus généreux et bénéfique compagnon pour l’individu et pour la société. »
Mme Ourida Oubraham , – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – une femme d’une vaste culture, aimant se plonger des heures et des heures dans les livres, à la manière de l’un des hommes sages des Arabes, qui a décrit sa vie en disant: «Je me suis associé avec des gens et ils se sont lassés de moi de même que je l’ai été d’eux, puis j’ai pris le livre comme mon compagnon et ni moi ni lui ne s’est lassé de l’autre », nous rappelant ainsi les paroles du poète : « Et le meilleur compagnon dans le temps est un livre, vous vous divertissez en sa compagnie lorsque des amis vous trahissent. » Et comme l’a écrit al-Mutanabbî : « Le lieu le plus cher dans le monde est la selle du cheval face au vent, et le meilleur compagnon dans le temps est un livre. »

A la lumière de ces paroles, Mme Ourida Oubraham – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – comme beaucoup d’autres, savait que la sagesse n’est pas dans l’acquisition de livres à mettre sur les étagères de la bibliothèque, comme le dit un dicton algérien : «la connaissance est dans la tête et pas dans le cahier », la vraie sagesse est atteinte par la lecture et la compréhension correcte. Avec sa grande connaissance des livres, dans diverses disciplines du passé et du présent, elle est devenue une encyclopédie vivante.
Et donc on peut affirmer qu’avec son émigration vers l’Amérique, Madame Ourida Oubraham – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – a suivi les recommandations de Aïsha bint al-Shâti’ – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – dans sa vaste connaissance, sa lutte, ses sacrifices et sa générosité comme expliqué dans le verset: «Ceux qui ont cru, qui ont émigré et qui ont combattu au service  d’Allâh avec leurs biens et leurs personnes, ceux-là occuperont auprès de Lui un très haut rang, et ce sont ceux-là qui seront les victorieux. » (sourate 9, al-TawbaLe repentir, verset 22). Tel est le noyau des huit leçons de la hijra du Prophète (PBDSL) qui sont :

1)    la construction de mosquées ; 2) l’établissement d’institutions d’enseignement (écoles coraniques) ; 3) la fraternité entre les Ansârs et les Muhâjirûn ; 4) nouer de bonnes relations avec les gens des autres religions, par des alliances avec les chrétiens et Juifs de Médine ; 5) le nettoyage des rues de Médine ; 6) creuser des puits , encourager l’agriculture et jardinage; 7) l’éradication de la pauvreté pour qu’il ne reste plus un seul musulman pauvre dans Médine ; 8) promouvoir la sécurité et la paix dans Médine.

Toutes ces leçons ont poussé une exilée algérienne comme Ourida Oubraham – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle – à cultiver un esprit de confiance dans les cœurs de ses collègues, en dépit de leurs origines culturelles et religieuses différentes. Elle a habilement cherché à créer une dynamique d’équipe et lui a appris à se fixer des objectifs et à les atteindre, et à les implanter dans l’esprit des étudiants. Par ses actions – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle -, elle a enseigné à la communauté musulmane en Amérique l’art de bâtir des relations et comment influencer positivement les autres et gagner leur amitié. Etant d’origine amazigh, elle a également enseigné aux expatriés arabes comment être fier de leur langue l’arabe et du patrimoine musulman, et comment se comprendre, découvrir ses propres capacités afin que la vie ait un sens et l’effort vise un objectif. Tout cela s’est passé à un moment où les musulmans d’Amérique ont connu des sentiments de désespoir, venant s’ajoutant à la baisse du niveau de développement dans la Oumma islamique, en particulier après les événements du 11 Septembre 2001. Malgré ces adversités et les difficultés qui ont injustement accablé la communauté musulmane, avec la grâce d’Allâh, les musulmans d’Amérique ont pu se hisser patiemment dans les organisations et associations civiles pour contrer les assauts des groupes haineux. Ainsi le Créateur a permis à quelques-uns des meilleurs musulmans immigrés, hommes et femmes, de relever le défi, chacun dans sa spécialité, et selon sa position, à l’exemple de la vertueuse Ourida Oubraham – que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​elle.

 

Heureuse es-tu, ma sœur, immigrée, avec la récompense, in châ’ Allâh, pour les efforts considérables que tu as déployés dans le but d’inculquer la pensée positive et la motivation dans l’esprit des jeunes, et ton travail pour modifier le comportement humain et de le développer pour le meilleur. Quelle merveilleuse éducatrice et enseignante tu étais.
Et Dieu te bénisse comme un martyr de la plume – in châ Allâh – et puisse-t-Il t’accorder une place au Paradis et qu’Il compte chacun de tes pas et mouvements dans la balance de tes bonnes actions. Puisses-tu recevoir la belle promesse du hadith du Prophète (que la paix d’Allâh soit sur ​​lui) quand il a dit : «Allâh et Ses anges, les habitants des cieux et des terres, même la fourmi dans son trou et même la baleine priera pour celui qui enseigne aux gens le bien. » Tu resteras dans le cœur de tous ceux qui t’ont connue et les générations s’inspireront de ton beau caractère et de tes valeurs élevées qui les aideront à suivre ton chemin. Tes principes demeureront comme un phare et une couronne sur la tête des chercheurs de science.
Que la miséricorde d’Allâh soit sur ​​toi, qu’Il t’accorde Sa générosité et guide ceux qui suivent tes traces, parmi notre communauté d’émigrés, vers un avenir meilleur. Et certes, demain est proche pour celui qui l’attend. « A Allâh nous appartenons et à Lui nous retournerons. »