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Révision constitutionnelle Le bras de fer Pouvoir-opposition continue/Nadir .Lardjoune

constitutionLors des élections présidentielles du 17 Avril 2014, les formations politiques de l’opposition ayant un ancrage populaire substantiel avaient demandé aux hautes autorités du pays L’amendement de certaines dispositions de la loi électorale estimées trop favorables aux représentants (candidats) de la périphérie du pouvoir, c’est-à-dire ceux de l’alliance présidentielle formant la coalition gouvernementale.

 

Partis ou « supérettes politiques »?

Il s’agit de ces leaders politiques qui ont accepté de piétiner ou du moins de mettre en veilleuse leur idéal et les principes de leurs Formations, ou « supérettes politiques » (où tout se vend et tout s’achète) pour se mettre au service des gouvernants; moyennant une garantie de bénéficier des privilèges « ensorceleurs » pouvant acheter sans de véritables négociations aussi bien les âmes que les consciences imbues de foi et de morale qui sont du genre du « super plume ».

 

Mieux encore, leurs « tuteurs » leur inventent même une confortable majorité au Parlement pour permettre à l’Exécutif de faire passer et imposer légalement les lois qu’il désire, y compris de prendre des lentilles pour des haricots en prétextant qu’il s’agit des haricots de l’Australie où existent aussi des corbeaux blancs, selon « les Zaïms » apprivoisés de ces entités partisanes transformées en « supérettes politiques ».

 

Pour rappel, l’opposition politique avait conditionné sa participation aux élections en question (17 Avril 2014) par la mise sur pied d’une Instance indépendante à laquelle devra échoir tout le processus de l’organisation des élections, afin de garantir la transparence, la « propreté » et l’honnêteté du scrutin, et par la même occasion, d’éviter le spectre de la fraude et son lot de polémiques interminables.

 

Que néné avait répondu la chorale de la cour et les « chasseurs » de privilèges de la périphérie du Pouvoir.

 

D’où l’abstention et le boycotte qui ont grandement influé sur le déroulement et le résultat final du dernier scrutin de l’échéance 2014, selon les animateurs de l’oppositions, qui n’hésitent pas d’avancer un taux de participation ne dépassant pas le seuil de 20%.

 

A contrario, les partisans qui ne peuvent vivre qu’en étant dans les travées des ordonnateurs des privilèges jubilent mais sans réel enthousiasme et annoncent le succès de leur « Zaïms » avec un score « siamois » avec celui de la défunte URSS, c’est-à-dire, un score approchant les 99,99 %.

 

Dialoguer avec son… ombre

Après avoir constaté que les doléances formulées dans leur requête n’avaient pas été prises en considération par les hautes autorités du pays, les acteurs de l’opposition sont arrivés pour la première fois à unifier leurs rangs pour faire face à l’obstination du Système qui refuse le moindre changement et l’alternance au pouvoir, selon l’avis des mêmes acteurs.

 

Finalement, l’opposition est parvenue à consolider ses rangs, à dégager un dénominateur commun et œuvre à présent à exiger et à matérialiser une période de transition démocratique ouverte à toutes les sensibilités politiques.

 

Pour les leaders de l’opposition, la révision de la Constitution pilotée par Ahmed Ouyahia n’a pour objectif final que d’en assurer la pérennité du régime en essayant d’atteler les vagons de l’opposition à la locomotive du pouvoir pour faciliter le dynamitage de l’union de l’opposition qui se consolide de mieux en mieux ces derniers temps comme elle ne l’a jamais été  depuis l’ouverture du champ politique au pluralisme en Algérie.

 

Par ailleurs, beaucoup d’observateurs estiment que jusqu’à présent, la révision c

constitutionnelle ne semble intéresser que les serviteurs et les alliés du Système, et par voie de conséquence, le pouvoir est en train de dialoguer avec son … ombre, concluent les même observateurs.

 

L’opposition actuellement qui boycotte la révision constitutionnelle pense que le Pouvoir après avoir constaté son isolement a sorti de sa « gibecière » cette histoire d’amendement constitutionnel pour gagner du temps et de faire échouer la nouvelle union de l’opposition qui donne l’impression de faire trembler réellement les partisans et les courtisans du Système, bref, il s’agit de jeter un os à ronger à l’opposition pour qu’elle tempère ses revendications et rentre dans les rangs, ajoutent les animateurs de l’opposition.

 

L’animation folklorique des évènements

Mais échaudée par les mêmes expériences du passé, l’opposition politique refuse cette fois-ci les plats « mijotés » par les cuisiniers de la cour au grand désarroi des idéologues et des démagogues du Système qui constatent amèrement que l’appât de leur hameçon est fortement suspecté et que personne ne vienne à mordre gloutonnement comme ce fût le cas dans le passé.

 

Cependant, les adeptes de « l’hibernation politique », c’est-à-dire, ceux qui dorment durant cinq années et se réveillent uniquement pendant les trois semaines que dure la campagne électorale sont mobilisés pour étoffer les rangs de la chorale de la cour durant le temps des élections, de la révision constitutionnelle… Autrement dit, animer le côté folklorique des évènements moyennement l’encaissement de dividendes très conséquents avant d’aller encore ronronner durant les cinq prochaines années.

 

Selon les acteurs de l’opposition, ces adeptes de « l’hibernation quinquennale » (comme un projet mais de filouterie) sont associés à la meute de partisans, de courtisans et de serviteurs professionnels du Système et sont tenus de formuler des propositions et de les transmettre au pilote (qui n’en finit pas de partir et de revenir) de la locomotive conduisant la révision de la Constitution.

 

Les propositions de la révision constitutionnelle émanant des Partis politiques alliés au Pouvoir s’articulent autour des axes suivants :

  1. Que la présidence du Conseil Supérieur de la Magistrature soit élue pour garantir l’indépendance de la justice (et non désigné).
  2. Garantir la pluralité syndicale.
  3. Le président du Conseil Constitutionnel devra être élu et non désigné par le Présidant de la République.
  4. Procéder à une répartition géographique équitable des ressources financières pour éliminer les sentiments d’exclusion et de discrimination régionalistes.
  5. Que le Premier ministre soit issu de la majorités parlementaire.
  6. Élection du président de la Cour Suprême (et non désigné).

L’Etat doit veiller à l’utilisation de la langue arabe dans les Institution du

  1. pays.
  2. Que les responsables algériens cessent de s’exprimer en langue française au dépend de la langue officielle de l’Algérie (la langue arabe)…
  3. Institutionnaliser la parité entre l’homme et la femme dans l’héritage.

 

Lorsqu’on perd la boussole…

Cette dernière proposition émane d’une formation politique dont l’idéal s’inspire de la source « rougement rouge » (comme les flammes de l’Enfer) localisée dans l’ex-Royaume de la pensée unique et gelée par le climat de la Sibérie (il s’agit d’un pays considéré comme le berceau du communisme, aoudhou billah).

Pourtant, la répartition des parts dans le domaine de l’héritage est inspirée des lois divines.

Mais quant on est égaré spirituellement, on perd la boussole, d’où les délires et l’inconscience de la peur et du châtiment divins.

Ceux et celles qui raisonnent de la sorte sont désignés jadis par nos grands pères sous le triste vocable de « khachbatou djahanema ».

 

Enfin, pour les représentants de l’opposition, « notre combat demeure toujours pacifique et nous n’avons pas l’intention de renoncer à la revendication de nos droits.

Par conséquent, le bras de fer Pouvoir-opposition continue à charrier un flot de polémiques et de palabres interminables.

N.L.