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L’IMPLOSION DES PARTIS POLITIQUES UN BALISAGE DE LA PRÉSIDENTIELLE 2014?

allianceL’IMPLOSION DES PARTIS POLITIQUES UN BALISAGE DE LA  PRÉSIDENTIELLE 2014?/Par Nadir Lardjoune

Beaucoup d’observateurs de la scène politique algérienne ont vite conclu que ces soudaines implosions de presque toutes  les formations partisanes les plus en vue, et ayant une certaine capacité de parasiter ou du moins, de chahuter la sérénité de la campagne électorale présidentielle de 2014, résultent (les implosions) d’une volonté de déblayer le terrain à l’approche de la grande future campagne électorale. Le constat établi par ces initiés aux arcanes des mœurs de la politique algérienne fait consensus, selon l’avis de la majorité des personnes activant au sein de ces partis ; drôlement secoués par une tempête « artificielle », conçue et programmée par les artisans, les sous-traitants ou les courtisans du Système.

POURQUOI LA TÊTE ? Naturellement, lorsqu’on veut « abattre politiquement » ses adversaires et de ne leur donner aucune chance de survie, c’est toujours la tète qui est habituellement visée, par tous les « amateurs » des scandales politiques. Apparemment, c’est devenu une sorte de « tradition » comme le soutiennent beaucoup de citoyens, en ajoutant «  qu’à l’approche d’un évènement important, telle que la présidentielle de 2014 », concluent-ils.

EXAMINONS D’ABORD LE CAS  DU FLN Abdelaziz Belkhadem, a participé avec ses collègues d’hier à la chute de Me. Ali Benflis. Aujourd’hui, lui aussi, se voit contraint par ses propres collègues de s’éclipser de la scène du FLN. Avant Abdelaziz Belkhadem, il y a eu le renversement  de l’inégalable défunt Abdelhamid Mehri, Boualem Benhamouda, …bref, toutes ces tètes bien distinguées ont été forcées par leur propre famille politique de céder leur place à d’autres, et ce, suite à des querelles claniques qui gangrènent actuellement presque toutes les formations politiques. Dans cette triste « spécialité », comme on le voit, dans ce registre, le FLN détient un record « peu glorieux », pour certains, et une « leçon de démocratie », pour d’autres. Cependant, une chose est sûre, pour la majorité des Algériens, le FLN d’aujourd’hui ne semble pas être soucieux de la propreté de son histoire, vu le plaisir que certains de ses décideurs éprouvent en se donnant publiquement en spectacle, pareillement à une troupe folklorique appelée occasionnellement à animer certaines Places publiques de nos villes. A présent,
peut-on dire que le célèbre FLN des principes nationalistes et révolutionnaires appartient au passé?   LE  RND, CE FRÈRE  SIAMOIS DU…FLN
Ce parti, qui est entré dans l’histoire par la porte de  Secours, comme le soutiennent certains cercles, a battu en 1997 un record unique au monde. En effet, avec une existence ne dépassant guère les quatre mois, il rafla toutes les élections organisées en cette année-là : les commu- nales, les législatives et celles du Sénat. Là aussi, il s’agit d’un re- cord unique au monde  que certains n’hésitent pas de qualifier comme étant le « record de la honte », en revanche, pour d’autres, « il s’agit d’un record, quoique l’on dise ». Ahmed Ouyahia, l’ex- patron du RND a tout dernièrement préféré  de s’en aller  en démissionnant pour éviter  la « guillotine » de ses frères politiques. Cependant, beau- coup d’observateurs pensent à tort ou à raison qu’il a une chance de survivre à la suite de sa  « chute », et si un jour, il sera imposé de nouveau, il ne faut pas s’étonner autre mesure, sachant que Ahmed Ouyahia est l’un des jokers aux- quels le « Système fait appel où moment au l’on s’attend le moins.

HAMS PASSE AUSSI  A LA TRAPPE
Chez « les Frères », nouvelle- ment versés dans l’opposition; après avoir participé au pou- voir depuis de longues années, la chute du premier responsable est également dors et déjà programmée. Aboudjarra Soultani, grisé certainement par les succès de ses compères égyptiens, a rega- gné les tranchées de l’opposition, en espérant de devenir bientôt le Morsi algérien, par le concours des vents du Printemps arabe. Mais malheureusement,selon certains analystes, il a oublié lui aussi ; que le Système politique avec lequel il a été associé durant de longues années a la particularité de « manger » aussi bien ses propres enfants que ses serviteurs, d’où sa chute inévitable à la tête de Hams.  Comment expliquer ce séisme, qui secoue fortement presque toutes les « demeures » des principales associations partisanes?

AU FFS, Ait AHMED   SE RETIRE Le départ de Hocine  Ait Ahmed reste une sorte d’énigme pour tout le monde. Au FFS, les redresseurs demandent aussi la tète du premier responsable de leur Formation, tout en maintenant « la marmite » de leur parti sur le feu pour assurer un état d’ébullition en permanence, en attendant le moment voulu.

LE RCD A AUSSI SES REDRESSEURS Les redresseurs du RCD passent aussi à l’attaque et ciblent la tète de l’actuel responsable de leur parti. Le syndrome de l’éviction politique a poussé l’ex- premier responsable du RCD de quitter la scène poli- tique avant l’arrivée de la tempête. Selon les observateurs suscités, « l’implosion de ces partis représente en réalité les dégâts collatéraux du balisage de l’auto- route de la présidentielle de 2014. Ces redresseurs sont-ils contraints d’exécuter les ordres reçus, parce que à moment donné de leur parcours politique, ils ont accepté l’invitation du Pouvoir pour assister aux manifestations joyeuses organisées dans sa cour ? Peut-être ; comme le suppose le vox populi , «  certains de ces redresseurs ont exercé durant de longues années au sein du Système en bénéficiant de privilèges conséquents », mais lorsqu’ils ont fait preuve par la suite d’ingratitude, en voulant concurrencer  le représentant du Système pas comme de simples lièvres; mais bel et bien dans l’espoir de prendre sa place. Naturellement le Système politique qui tire les ficèles dans tous les domaines, n’aime pas les ingrats, particulièrement, ceux qu’il a en- graissés comme des vaches hollandaises durant de  longues années. Résultat, il a actionné son redoutable retour de manivelle capable de métamorphoser ces redresseurs en de simples robots, programmés à exécuter les instructions sans la moindre réticence, faute de quoi…  Ces  avides redresseurs  oublient que les Systèmes politiques décideurs dans nos pays « mangent » leurs enfants et leurs serviteurs, lorsque les circonstances de l’heure l’exigent pour ne pas contrarier leurs intérêts stratégiques ». Cependant, pour ces mêmes observateurs de la scène politique algérienne, «ces implosions de partis touchent essentiellement les formations dites du Pouvoir et celles qui coopèrent et gravitent autour de lui, moyennant naturellement l’accès à « l’abreuvoir » et au « mangeoire » N.L.