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LES NÉOCONSERVATEURS ET LE « MONDE QUI VIENT »: Réponse aux questions d’une amie virtuelle- Par : Amir NOUR

Chère amie, je viens de prendre connaissance de la grande question que vous m’avez posée concernant la vision de l’avenir du monde selon les néo-conservateurs américains. Cette question vous est tout naturellement venue à l’esprit à la lecture de l’interview[1] accordée par l’un des représentants de cette école de pensée, Thomas Barnett, auteur du livre controversé «The Pentagone’s New Map: War and Peace in the Twenty-First Century» (La nouvelle carte du Pentagone: Guerre et paix au XXIe siècle).

Assurément, vous abordez là une thématique majeure dont la compréhension s’avère une condition sine qua non pour tenter de déchiffrer aussi bien les contingences que les tendances lourdes de l’évolution des relations internationales, notamment depuis la fin de la Guerre froide.

 

En effet, les convulsions que connaît le monde en ce début de troisième millénaire, et plus particulièrement dans la région qui doit vous intéresser le plus, celle du Monde arabo-musulman, sont une des manifestations les plus significatives du processus de mutation multidimensionnelle en cours. Elles sont sans doute annonciatrices du «monde qui vient» -selon le mot de Malek Bennabi- un monde radicalement différent de celui que nous avons connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à la chute du Mur de Berlin et de celle subséquente de l’Empire soviétique en 1992.

 

La nouvelle réalité internationale qui s’est imposée alors, en l’occurrence l’émergence des Etats-Unis d’Amérique comme unique hyperpuissance mondiale, a elle aussi fait long feu puisqu’elle s’est estompée à son tour par suite aussi bien de la crise financière et économique qui a éclaté en 2007-2008 et perdure à ce jour que de la montée en puissance de nouveaux acteurs internationaux, dont en particulier les membres du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

 

Selon toute vraisemblance, ce nouveau «monde qui vient» sera multipolaire. Il s’agit là d’une perspective effrayante pour les tenants de la perpétuation de l’ancien ordre établi par et pour l’Occident depuis plusieurs siècles. Et c’est tout naturellement donc que l’Occident, sous la houlette de son leader américain, tente farouchement de faire obstacle à la réalisation de cette perspective inexorable.

Dans le chapitre premier de mon livre précité[2], j’ai tenté d’analyser les ressorts de cette « peur » qui s’explique précisément par la persistance de l’idéologie qui fonde la stratégie impériale américaine: le néo-conservatisme.

 

Comme l’explique bien l’article qui lui est consacré par Wikipedia, le néo-conservatisme est un courant de pensée politique d’origine américaine apparu à la fin du XXe siècle, par opposition au relativisme culturel et à la contre-culture de la Nouvelle gauche («New Left») des années 1960. Les premiers écrits du courant néo-conservateur sont apparus dans le mensuel juif new-yorkais Commentary, publié par l’American Jewish Committee. Et le premier théoricien néo-conservateur à avoir adopté ce mot et est considéré de ce fait comme le fondateur de cette idéologie est Irving Kristol (qui fut militant trotskyste à ses débuts !). Il est le fondateur du célèbre think tank néo-conservateur : Project for the New American Century (PNAC)[3].

 

L’influence néo-conservatrice s’est manifestée avec la doctrine Reagan guidée par l’anticommunisme et l’opposition à l’influence mondiale de l’URSS, mais elle a atteint son apogée au tournant du siècle dernier avec la doctrine Bush d’exportation de la démocratie, si besoin par l’invasion militaire. Les journaux néo-conservateurs prééminents sont Commentary et The Weekly Standard. Il existe aussi des cercles de réflexion néo-conservateurs sur la politique étrangère dont notamment American Enterprise Institute (AEI), The Heritage Foundation, JINSA (Jewish Institute for National Security Affairs) et, bien entendu, le PNAC.

 

En politique étrangère, les néo-conservateurs «défendent la puissance militaire des États démocratiques dans les relations internationales afin d’asseoir un nouvel ordre international». Dans un manifeste du PNAC publié en 1996,  ils exposent leurs principes cardinaux comme suit:

 

– clarté morale et hégémonie bienveillante ;

– empêcher l’émergence d’une puissance rivale ;

– fin de la «complaisance» envers les dictatures ;

– refus du déclin de la puissance américaine parce qu’elle est la première

puissance démocratique du monde ;

– revalorisation de l’outil militaire pour répondre aux agressions.

 

Les néo-conservateurs disent vouloir un nouvel ordre international qui soit celui de la liberté, selon les conceptions qui ne sont pas celles de Kant et de Wilson, auxquelles ils reprochent l’impuissance, mais qui prennent leur source dans des écrits de Moïse Maïmonide et de Saint Augustin. Ils critiquent l’ONU et le Droit International au nom de la moralité. Aux grandes conférences internationales, ils préfèrent des coalitions plus réduites selon le principe «la mission définit la coalition». Ils soutiennent Israël. Leur credo est l’interventionnisme. Par conséquent, les États-Unis «doivent être reconnus comme la nation-phare des droits de l’homme et exporter la démocratie et la liberté partout dans le monde si besoin par la force».

 

Parmi les idées emblématiques des néo-conservateurs, figure en bonne place la théorie du «chaos créateur», développée surtout par Michael Ledeen, ancien correspondant à Rome de The New Republic. Il s’agit en l’occurrence d’un projet consistant à «instaurer au Proche-Orient un état de guerre et d’instabilité permanent qui permettrait aux Américains et aux Israéliens de préserver dans la région leurs objectifs géostratégiques, quitte à en redessiner la carte. Les néo-conservateurs ne font pas de la stabilité du monde un bien à maintenir mais prônent au contraire les vertus de la déstabilisation».

 

Il en a été ainsi pour Robert Kagan, co-fondateur avec William Kristol du PNAC, qui est à l’origine de la lettre du 26 janvier 1998 envoyée à Bill Clinton pour lui demander de mener une autre politique en Irak consistant à renverser Saddam Hussein pour préserver les intérêts américains dans le Golfe. Il en fut de même pour Robert Cooper, un partisan britannique du néo-conservatisme qui prôna une doctrine de «libéralisme impérialiste» octroyant le «droit» aux «pays civilisés» d’user de la force contre leurs «ennemis étrangers»[4].

 

C’est toutefois le Président G. W. Bush qui s’est notoirement chargé de cette tâche en envahissant l’Afghanistan en 2001 et l’Irak en 2003 au moyen d’une instrumentalisation extrême des événements malheureux mais «miraculeux» du 11 septembre 2001. Dans son discours du 31 décembre 2005 sur l’état de l’Union, il expliquait qu’il n’est pas question de se satisfaire du «faux confort de l’isolationnisme», qui finit dans le «danger et le déclin». L’Amérique doit «conduire» le monde. C’est un impératif de sécurité. Car «l’alternative au leadership américain, c’est un monde beaucoup plus dangereux et anxieux». Selon lui, l’Amérique doit donc continuer à «agir hardiment en faveur de la liberté». Comme en 1945 « quand elle a libéré les camps de la mort, elle doit accepter l’appel de l’histoire pour délivrer les opprimés». La moitié du monde vit en démocratie, a-t-il dit. «Nous n’oublions pas l’autre moitié, dans des pays comme la Syrie, la Birmanie, le Zimbabwe, la Corée du Nord et l’Iran parce que les exigences de justice et la paix du monde requièrent aussi leur liberté»[5].

 

Pour ce faire, le Conseil de Sécurité d’une ONU pourtant si décriée jusque-là par les néo-conservateurs, devient l’instrument privilégié pour mener des expéditions militaires hasardeuses aux conséquences chaotiques pour certains Etats récalcitrants et leurs peuples, en particulier dans la région du MENA[6]. Gorge W. Bush y nomma comme Ambassadeur John Bolton, un «faucon» néo-conservateur qui raconte son expérience onusienne dans un livre au titre très significatif[7].

 

Près d’une décennie plus tard, et nonobstant les débâcles de l’unilatéralisme et de l’interventionnisme militaire qu’il n’a cessé de prêcher, Robert Kagan a continué à exercer une forte influence sur l’Establishment américain. Dans son livre[8] paru en 2012, Il s’est évertué à réfuter la thèse du «déclin de l’Amérique». Cet ouvrage serait devenu le livre de chevet du Président Barack Obama, lequel dans son discours sur l’état de l’Union en janvier 2012 affirmait: «L’Amérique est de retour. Quiconque vous dit le contraire, quiconque vous dit que l’Amérique est en déclin ou que notre influence a diminué ne sait pas de quoi il parle».

 

Cette vision est partagée par Steve Bannon, le maître à penser de la nouvelle administration  (avant d’en être exclu) du Président Donald Trump. Comme l’explique l’excellent article de Pepe Escobar[9], Steve Bannon «un homme qui mange des essais d’histoire et de théorie politique au petit-déjeuner, un Machiavel post-vérité derrière le plus puissant des princes», voit notre conjoncture géopolitique actuelle comme «la bataille ultime entre le Bien et le Mal (non, le verdict de Nietzsche ne s’applique pas à ses yeux). Le ‘Bien’ dans notre cas est notre civilisation chrétienne et ses deux millénaires d’histoire – avec une place d’honneur possible pour les Lumières et la révolution industrielle. Son contraire, le ‘Mal’ est véhiculé par toute une série de ‘menaces existentielles’ – des élites post-modernes technocratiques/séculières (l’ennemi intérieur) jusqu’à l’Islam (l’ennemi en général) ».

 

Afin d’en savoir davantage sur les racines et l’impact de cette idéologie néo-conservatrice sur la politique qui caractérise les Etats-Unis aujourd’hui, une lecture de l’analyse rédigée par Paul Fitzgerald et Elizabeth Gould, s’impose[10]. Armés d’une plume aiguisée comme un scalpel, ces deux auteurs décortiquent, avec force détails remarquablement documentés, l’histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les États-Unis, à travers quatre étapes présentées comme suit:

 

– L’impérialisme américain conduit le monde à la vision que Dante donne de

l’Enfer ;

– Comment les néocons poussent à la guerre en trafiquant les livres ;

– Comment la CIA a créé une fausse réalité occidentale pour la «guerre non

conventionnelle» ;

– L’étape finale de la prise de contrôle des élites machiavéliennes sur

l’Amérique.

 

Chère amie, après avoir exposé ces longs mais indispensables rappel historique et tour d’horizon géostratégique, j’en viens à l’autre interrogation majeure sous-jacente à la question que vous avez soulevée : pourquoi est-ce le monde arabo-musulman qui est la principale victime de cette idéologie néo-conservatrice américaine supposée, selon ses concepteurs, être le socle du Nouvel Ordre Mondial, aboutissement ultime d’un long processus d’une histoire arrivant à sa fin, aux dires de cet autre théoricien néo-conservateur: Francis Fukuyama ? Nous savons aujourd’hui que l’histoire ne s’est pas arrêtée; bien au contraire elle s’est emballée et l’Empire américain, loin d’avoir apporté au monde la paix et la prospérité miroitées, a entraîné l’humanité tout entière sur la route du grand désordre dans le monde et du chaos destructeur dans le monde arabo-musulman, notamment à travers les mal nommés «Printemps arabes».

 

Aidé par son redoutable «rouleau compresseur médiatique» dans l’entreprise de domination planétaire au nom du messianisme dit de la «destinée manifeste», l’Empire américain se doit impérativement de redessiner la carte du monde afin de pouvoir instaurer, à terme, une espèce d’Etat-monde ou de gouvernement mondial. Ce qui présuppose la destruction des nations en les dissolvant entre des régions et des pôles continentaux. C’est sans doute cela que le fameux sociologue canadien Herbert Marshall McLuhan, ce théoricien de la communication et conseiller du Vatican, avait à l’esprit lorsqu’il écrivit en 1967 son célèbre livre «Guerre et Paix dans le village planétaire»[11] dans lequel apparaît le concept de «Glocal», un mélange de global et de local, préfigurant l’architecture fondamentale du Nouvel Ordre Mondial.

 

Comme l’explique fort bien un article[12] paru en 2012, après la chute du communisme, l’épicentre de cette politique s’est fixé au Proche au Moyen-Orient «là où se trouvent les grandes réserves d’hydrocarbures, mais aussi l’Etat d’Israël, véritable maison mère du mondialisme, qui pollue toutes tentatives de paix dans cette région du monde depuis sa création. La carte de cette partie de la planète est depuis longtemps redessinée au sein des think tanks judéo- américains ainsi que par les états-majors dont les buts finaux sont la fragmentation des nations sur des bases ethniques et religieuses (laissant Israël comme seule superpuissance régionale), mais aussi en poussant l’Islam à opérer son «Vatican II» de manière à être intégré demain dans le vaste marché planétaire en gestation. L’Europe étant en dormition, que cela nous plaise ou non, l’Islam est le seul rempart contre la mainmise totale des marchands de bretelles de Tel-Aviv et de Washington sur le monde». Cette volonté de mise au pas de l’Islam vise également, à «créer une religion unique (qui devrait rassembler tous les courants religieux) et cela passe forcément par la division des musulmans, sunnites et chiites. On comprend pourquoi l’Etat islamique sacré[13] est lui aussi prévu, incluant la Mecque et Médine, pour mieux contrôler l’Islam et l’intégrer dans un nouvel ordre mondial, ce qui n’est pas possible aujourd’hui. En effet cette religion ne possède pas de hiérarchie identifiée»[14].  Cette explication concorde parfaitement avec la thèse du «nouveau Sykes- Picot» que je développe dans mon livre.

 

En conclusion, je crois pouvoir affirmer que si les Hommes sont le moteur principal des évènements qui font l’histoire du monde, ils ne sont certainement pas les auteurs de sa destinée. Celle-ci, comme l’écrivait au siècle passé le grand penseur algérien Malek Bennabi dans son livre phare, «L’Afro-asiatisme», se réalise «en dépit de la volonté des hommes (car) la raison humaine serait vaine si elle ne coïncidait pas avec les processus des faits qui impriment la volonté de Dieu à l’histoire. Et elle serait sacrilège si elle voulait dévier le cours de l’histoire comme si elle voulait s’opposer aux desseins de Dieu».

 

 

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Notes:

 

 

[1] Chercheur algérien en relations internationales, auteur du livre «L’Orient et l’Occident à l’heure d’un nouveau Sykes-Picot», Editions Alem El Afkar, Alger, 2014

[2] «Un futur qui vaut la peine d’être créé : interview du docteur Thomas Barnett» :

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/For0078-InterviewBarnett.html

[3] Téléchargeable gratuitement, en langues française et arabe, en cliquant sur les liens suivants : http://www.mezghana.net/amir-nour.pdf et

http://www.mezghana.net/Sykes-Picot.jadeed-REAL.LAST.pdf

[4]  Lire la présentation qui en est faite par l’Observatoire européen des think tanks : http://www.oftt.eu/think-tanks/monographs/article/pnac-project-for-the-new-american-century

[5] Robert Cooper «The Breaking of Nations : Order and Chaos in the Twenty-First Century» (Dislocation des nations : Ordre et chaos au XXIe siècle, Atlantic Monthey Press, New York, 2003.

[6] Lire l’article du journal Le Monde du 01/02/2006 intitulé «L’Amérique doit conduire le monde, selon Bush».

[7] Cet épisode est superbement analysé par Hardeep Singh Puri, Représentant permanent de l’Inde à Genève et à New York (entre 2002 et 2003)  dans son livre «Perilous interventions : The Security Council and the politics of chaos» (Interventions périlleuses : le Conseil de Sécurité et la politique du chaos), Harper Collins, 2016.

[8] John Bolton, «Surrender is not an option : Defending America at the United Nations and abroad» (Capituler n’est pas une option : Défendre l’Amérique aux Nations Unies et à l’étranger), Threshold Editions, 2008.

[9] Robert Kagan, «The World America Made» (Le monde que l’Amérique a façonné), Ed. Alfred A. Knopf, 2012.

[10] Pepe Ecsobar, «Est-ce qu’Andrew Jackson Trump incarnera la doctrine Bennon», Entelekheia, 21 mars 2017.

[11] Une analyse en quatre parties sous le titre «L’histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les Etats-Unis», Le Saker francophone, 10 mai 2017.

[12] Robert Laffont, Paris, 1970 (titre original : «War and Peace in the Global Village», Bantam Books, New York, 1967.)

[13] Lire «Les coups tordus de l’Empire», dans la revue « Réfléchir et agir », no. 40, hiver 2012.

[14] Selon un redécoupage des frontières de l’aire géographique islamique imaginé par Ralph Peters, membre du PNAC, dans un article de la revue militaire «Armed Forces Journal» de juin 2006 intitulé «How a better Middle East would look» (Ce à quoi ressemblerait un meilleur Moyen-Orien).

[15] In «L’Iran, un pays en sursis», revue Nexus 66, janvier-février 2010.

 

 

[1] «Un futur qui vaut la peine d’être créé : interview du docteur Thomas Barnett» :

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/For0078-InterviewBarnett.html

 

[2] Téléchargeable gratuitement, en langues française et arabe, en cliquant sur les liens suivants : http://www.mezghana.net/amir-nour.pdf

et http://www.mezghana.net/Sykes-Picot.jadeed-REAL.LAST.pdf

[3] Lire la présentation qui en est faite par l’Observatoire européen des think tanks : http://www.oftt.eu/think-tanks/monographs/article/pnac-project-for-the-new-american-century

 

[4] Robert Cooper «The Breaking of Nations : Order and Chaos in the Twenty-First Century» (Dislocation des nations : Ordre et chaos au XXIe siècle), Atlantic Monthly Press, New York, 2003.

[5] Lire l’article du journal Le Monde du 01/02/2006 intitulé «L’Amérique doit conduire le monde, selon Bush».

[6] Cet épisode est superbement analysé par Hardeep Singh Puri, Représentant permanent de l’Inde à Genève et à New York (entre 2002 et 2003)  dans son livre «Perilous interventions : The Security Council and the politics of chaos» (Interventions périlleuses : le Conseil de Sécurité et la politique du chaos), Harper Collins, 2016.

[7] John Bolton, «Surrender is not an option : Defending America at the United Nations and abroad» (Capituler n’est pas une option : Défendre l’Amérique aux Nations Unies et à l’étranger), Threshold Editions, 2008.

 

[8] Robert Kagan, «The World America Made» (Le monde que l’Amérique a façonné), Ed. Alfred A. Knopf, 2012.

[9] Pepe Escobar, «Est-ce qu’Andrew Jackson Trump incarnera la doctrine Bannon», Entelekheia, 21 mars 2017.

[10] Une analyse en quatre parties sous le titre «L’histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les Etats-Unis», Le Saker francophone, 10 mai 2017.

 

[11] Robert Laffont, Paris, 1970 (titre original : «War and Peace in the Global Village», Bantam Books, New York, 1967).

[12] Lire «Les coups tordus de l’Empire», dans la revue « Réfléchir et agir », no. 40, hiver 2012.

[13] Selon un redécoupage des frontières de l’aire géographique islamique imaginé par Ralph Peters, membre du PNAC, dans un article de la revue militaire «Armed Forces Journal» de juin 2006 intitulé «How a better Middle East would look» (Ce à quoi ressemblerait un meilleur Moyen-Orient).

[14] In «L’Iran, un pays en sursis», revue Nexus 66, janvier-février 2010.