Actualité nationale

Mr. Belaid Abdeslam : voici les faits réels !

Les propos de l’ancien premier ministre, Si Belaid Abdeslam, sont regrettables parce qu’ils contiennent des erreurs flagrantes  et de contre-vérités   sur l’histoire des Oulémas et du Cheikh El Ibrahimi en particulier, tels qu’exprimés dans son dernier livre « Chroniques et réflexions inédites, sur des  thèmes sur un passé pas très lointain » et rapportés par une certaine presse anti-islamique sous couvert d’anti-extrémisme que cette presse persiste de nommer « islamisme ».

Ces erreurs et contre-vérités, bien que Si Belaid  ait vécu en France les périodes  qu’il retrace, sont dues indéniablement à son information limitée seulement à ce qui a été rédigé en la langue française, et à sa méconnaissance de la véritable histoire des Oulémas et du Cheikh El Ibrahimi, tant en Algérie, qu’à l’étranger.

Il juge l’Association des Oulémas en Algérie, qui  ne regroupait  que 200 à 250 enseignants de langue arabe, une vingtaine de savants et qui en droit n’était pas un parti politique.

Certaines des positions électorales jugées par certains comme ambigües ou apolitiques  ont été exprimées  par certains d’entre eux dans un contexte  où  l’activité des Medersas était impossible s’ils avaient agi autrement.

Il est à souligner que l’Etoile Nord Africaine  et le PPA lui même, n’ont pu avoir une activité  légale en Algérie pas plus de deux ou trois années, et que l’activité d’enseignement des Oulémas était une option stratégique de Cheikh Ibn Badis , Cheikh El Bachir puis de l’Association des Oulémas.

De ce fait, eut été impossible pour cette dernière « avant l’année 1948 »  la formulation de déclarations indépendantistes à l’instar de l’Etoile ou du PPA.

En 1954, Belaid Abdeslam était à Paris et ne lisait pas El Bassair , ni El Chihab arrêté en août 1939, et ne pouvait suivre les activités d’El Ibrahimi , qui était depuis 1952 au Proche-Orient au service de la cause nationale .

A titre d’exemple, pour la période des Oulémas en Algérie, concernant  Cheikh El Ibrahim,i un échantillon d’articles publiés par El Bassair, allant de l’année 1948 à la dissolution de l’Association en 1956, expriment  clairement la position de cette dernière par rapport  à l’indépendance de l’Algérie et de la Révolution.

Concernant l’activité de l’Association à l’extérieur, l’appel du Cheikh El Ibrahimi, le 3 novembre 1954 au peuple Algérien pour aller de l’avant après les premiers coups de feu, et sa déclaration commune avec  Cheikh El Fodhil El Ouartilani du 15 novembre 1954 en faveur de la révolution, en plus de toute l’activité de  l’Imam qui n’était pas médiatisée en France et pour cause, témoigne de l’engagement manifeste  des Oulémas en faveur de la Révolution de Novembre 1954.

Répétons que Cheikh El Ibrahimi, n’écrivait qu’en arabe, il est nécessaire de signaler à Si Belaid certains faits :

–  Cette  presse d’El Bassair et « El Mokawama El Jazairia » editée à Tunis.

Le nombre  important de martyrs issus des rangs des Oulémas, citons Rédha Houhou, Cheikh Tbessi, Rabie Bouchama etc.

– Les responsabilités  politiques  importantes  confiées  à plusieurs membres de l’Association au sein du FLN et du GPRA, citons à titre d’exemple, Cheikh Kheireddine membre du Conseil de la Révolution et Tewfik El Madani membre du GPRA.

-Le rapport  édifiant  des services coloniaux  sur les Oulémas publié récemment par Sadek Sellam.

-Le témoignage du militant nationaliste Mahmoud Abdoun, membre du PPA clandestin, qui révèle l’existence d’un document ultra  secret de l’armée Française  du mois de septembre 1939, établi quelques mois avant la disparition du Cheikh Ibn Badis, qui signifiait ce dernier à la tête et au premier rang des personnalités Algériennes  dangereuses  pour la présence française en Algérie, alors que Messali  était au second rang.

-la lettre de Cheikh Ben Badis du 13 Avril 1940 (3jours avant sa mort) à El Ibrahimi arrêté et déporté à Aflou (Laghouat), et dans laquelle,  il lui dit « Maintenant, O Omar » lui signifiant ainsi que l’Association devra changer de stratégie  .

La rédaction du JM