Opinion

TEMOIGNAGES

Le Jeune Musulman manifeste sa reconnaissance au défunt professeur Zahir Ihaddaden par un dossier hommage. Par cela nous présentons à nos lecteurs une des figures emblématiques de l’Algérie à la pensée décolonisée. Que notre jeunesse s’abreuve de ses idées et s’inspire de son parcours !
Des rencontres autour du professeur Si Zahir ont été organisées par Les universités de Mostaghanem et de Blida, dont le club de l’information de cette dernière portait, déjà, le nom du défunt de son vivant.
Les institutions médiatiques EL-CHOROUQ et le forum d’El-Moudjahid ont également témoignées leurs gratitudes au professeur. Ses amis et compagnons Said CHIBANE, Tahar GAID et des universitaires ont animés ces rendez-vous.
Par ailleurs , des plateaux sont programmés par d’autres chaînes de télévisions et des émissions radiophoniques ont dédiés l’antenne au père du journalisme algérien. De même, la presse écrite a retracée le parcours de Si Zahir dans ses colonnes.
Le professeur Abderahmane AZZi a tenu à rendre un hommage particulier à son professeur en enregistrant un témoignage de 30 minutes, rendu public sur youtube.
Les témoignages étaient unanimes sur ce qui distingue Zahir IHADDADEN : sa modestie, sa disponibilité, son sens aigu de responsabilité, son honnêteté intellectuelle, son dévouement pour le travail, son exigence scientifique et son désintéressement matériel.
Nous reprenons ici quelques témoignages.
Samir El-Toudji : (Collaborateur du jeune musulman) : je cite Zahir Ihaddaden «…Je demande à l’équipe du jeune musulman de m’excuser, la maladie m’a trop affaibli. Je suis bien désolé de ne pouvoir répondre favorablement. Incha-Allah lorsque je me rétablirai je serai à votre disposition. Passe leurs le bonjour de ma part ». C’est en ces termes qu’il m’a certifié son considération pour la revue, lorsque je l’avais sollicité pour une interview sur l’histoire de l’Algérie. Et pourtant je le savais malade(!). Depuis je ne l’appelais qu’en petit cousin pour avoir de ses nouvelles.
L’épicier du quartier : « je découvre aujourd’hui l’importance et la grandeur de Si Zahir que je n’ai jamais soupçonné, car il été très modeste et humble ».

Said chibane : « il avait la sagesse, la modération, la passion et l’engagement pour le bien général. Il voyait que l’université était la tête qu’il faut entretenir pour que tout le corps soit sain ».

Sidali ABDELHAMID responsable au PPA/MTLD :
« Si Zahir était un grand militant, la sagesse et l’humilité le caractérisaient ».

Dr. Said BOUMAIZA, ex-recteur de l’université de Blida : « un des bâtisseurs de l’Algérie indépendante, modèle parfait de la modestie, de l’abnégation, de la droiture et de l’exigence scientifique et intellectuelle. Il été l’expression fidèle de l’identité authentique de l’Algérie ».

Dr. Redouane BOUDJEMA(dernier étudiant en doctorat encadré par feu Ihaddaden) : « le professeur Zahir a eu un long parcours. Militant, grand révolutionnaire, journalise des média de la révolution, syndicaliste estudiantin, membre fondateur de UGMA, un des leaders de la grève du 19 mai. Très bon ami à Amara Rachid, il a fait partie de l’élite de sa génération restée fidèle aux idéaux du premier novembre et surtout très propre ».

Dr. Rachid Benaissa (sociologue) : « Si Zahir été l’intellectuel engagé qui n’a pas abdiqué de sa fonction de militant nationaliste. Il a marqué et enrichi la bibliothèque algérienne par ses ouvrages. Politiquement, homme très équilibré, éloigné de tout extrémisme identitaire, religieux ou politique ».


Pr. Abderahmane AZZI : « Si Zahir résume un parcours de vie d’œuvres et de sacrifices pour ses principes et son pays. Ecrivain académicien, historien et penseur, il a côtoyé des personnalités nationales historiques Youcef Benkhedda, Abane Ramdane, Redha Malek, France fanon,…
Il été une mer de vérités, un trésors d’exactitudes à la vision futuriste, sage, pieux et charismatique. Se sont rassemblés en lui des vertus qu’on ne trouve que chez les érudits ».


Dr. Larbi BOUAMAMA, directeur du laboratoire d’études en communication, université Mostaganem :
« Le défunt était une sommité de la science et du savoir, notre laboratoire s’attèlera à rassembler ses contributions et à mettre en évidence ses œuvres scientifiques lors de colloques et des journées d’études que nous organiserons ».


Pr. Nacir BOUALI de l’université Chariqa de Emirats Arabes unis
« le défunt était un penseur de haute notoriété. Par son œuvre, Il restera vivant à jamais.

Aissa KASMI: ancien cadre de la Direction générale de la Sureté nationale (DGSN) : « le défunt fait partie des Algériens œuvrant en silence et qui ont sillonné le chemin pour les générations futures. Il était de ceux qui rasaient les murs mais grâce à qui l’Algérie est encore debout. Il était également de ceux par qui les fonctions sont agrandies et non pas parmi ceux qu’agrandissent les fonctions. Il avait refusé d’endosser de grandes responsabilités qu’il considérait trop pesantes, en dépit des nombreuses sollicitations dans ce sens.