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LE GÉNIE ISLAMIQUE/ Le Docteur Oscar PFAUS

civilisationLES VÉRITÉS DU  PHILOSOPHE  Herder Dans son « idée sur la philosophie de l’Histoire de l’Humanité », Herder, le grand penseur critique et l’ardent représentant de la Théorie de l’évolution historique, admet que les peuples d’Europe n’ont jamais été capables de créer une culture de leurs propres talents ni de s’élever eux-mêmes au dessus de ces talents en vue de  l’accomplissement culturel. L e degré de barbarie dans lequel vécurent ces peuples les temps précédent l’apparition des premiers messagers instruits des grandes cultures de l’Orient fut aussi bien connue des savants de cette époque que l’immensité de la contribution des musulmans au progrès de la culture dans le monde. Mais bientôt d’ardents efforts furent faits en Europe pour étouffer la reconnaissance de quelques historiens objectifs. Les injures dont fut l’objet l’Islam furent accompagnées d’une dégradation systématique de la grande science constructive accomplie par le génie musulman. De telles diffa- mations se gravèrent depuis longtemps dans les esprits et aujourd’hui encore, un récent ouvrage allemand d’histoire énonçait effrontément que
l’unité culturelle des pays méditerranéens a été détruite par la pénétration arabe.

LES EUROPEENS S’APPROPRIENT LES DÉCOUVERTES MUSULMANES

Les œuvres des grands philosophes musulmans comme celles d’Ibn-Sina, de Boukhara, qui reçut sa magnifique formation dans l’illustre siège universellement connu du savoir que fut Baghdad furent presque oubliés. L’importance des grandes découvertes musulmanes dans les domaines de l’astronomie (qui seules ont rendu possibles celles de Kepler et de Newton),
de la chimie, de la physique, de la médecine et des mathématiques a été naturellement réalisée de suite. Mais au lieu de rendre hommage au mérite des diffuseurs de sciences et d’inventions que furent les musulmans, les Européens s’approprièrent ces découvertes musulmanes prétendent voir en elles les résultats naturels de la supériorité intellectuelle des savants de l’Occident. Il n’a été certes pas possible aux Européens de travestir la vérité pour toujours. Cependant, de nos jours encore, les noms des célèbres chimistes musulmans Jaber Ibn Hayyan,Ibn Arafa et Abul-Qasim Al- Iraq, et des grands physiciens AbuBekr Mohammad Al-Razi  d’Abul-Qasim de Zarok, et d’ Ali-Ibn Al-Abbas Al-Majusi, sont peu connus en Europe et ce, en dépit du fait qu’ils furent de constants bienfaiteurs de l’humanité et les fondateurs de la science médicale moderne. Il est vrai que les remarquables découvertes d’Ibn- Sina ne pouvaient être entièrement étouffées ou attribuées aux plagiaires occidentaux. L’esprit d’Ibn-Sina était trop magnifique, sa sagesse trop universelle et ses découvertes trop difficiles à atteindre pour dénier à l’œuvre du « cheikh ar-rais » l’attribut d’une singulière grandeur, d’accorder aux falsificateurs européens de l’histoire la chance de séparer son nom de l’Islam. Cependant, ils occidentalisèrent son joli nom musulman déformant Ibn-Sina en Avicenne à l’instar de ce qu’ils firent du nom du grand Ibn-Rochd qui n’est aujourd’hui connu que sous le nom occidentalisé d’Averroès.

DECOUVERTES ET INVENTIONS MUSULMANES

Les découvertes des musulmans dans la recherche chimiques ont été aussi importantes que leurs découvertes en médecine, en mathématiques et autre domaines de la recherche scientifique et techniques. Les savants musulmans inventèrent en effet, la bouteille de distillation ou alambic, découvrirent la différence entre les alcalines et les acides ainsi que l’emploi des poisons minéraux dans la préparation des médicaments. Ils découvrirent également un grand nombre de nouveaux remèdes et de composés chimiques, pendant que l’Europe faisait connaissance, par le truchement des chimistes musulmans, avec les drogues extraites de la manne de musc, du cassier et du tamari. Ils introduisirent en Occident complètement ignorants d’un pro- grès scientifique aussi avancé
l’eau distillée, les hiles, le mer- cure, les préparations aux mer- cures et la connaissance de la valeur médicinales des herbes. Les aqueducs construits par les ingénieurs musulmans étaient beaucoup plus beau, plus pratiques et moins incommodes que ceux construits par les Romains. Les mathématiciens musulmans inventèrent l’Algèbre et simplifièrent la trigonométrie. Leurs calculs chronologiques de la durée de l’année solaire dépassèrent de loin, en exactitude, le système grégorien. Les musulmans introduisirent en Europe le papier aussi bien que la fabrique du savon, et l’industrie du tissage et de la teinture des étoffes. Et les plus belles architectures d’Es- pagne à ce jour sont encore ces œuvres d’art sublime créées par le génie des Musulmans.

LE VOL DES INVENTIONS MUSULMANES

La poudre à canon n’a été inventée ni par les Chinois ni par les Allemands mais par le musulman Fath-Allah Shirazi. Pas plus que les Italiens n’ont inventé le pre- mier télescope qui a été l’œuvre du musulman Abul-Hassan. Ibn-Al-Hachim eut la première conception des principes de la photographie bien avant que ceux-ci n’effleurassent la pensée même  du Français Daguerre, tandis que le géographe Mohammad Ben Moussa inventait plusieurs instruments de précision pour mesurer la circonférence de la terre. L’invention de la pendule injustement attribuée par  l’Allemagne et le reste de l’Europe à un Allemand a été l’œuvre de l’horloger musulman Younès Khattabi. La boussole a été perfectionnée par les Techniciens musulmans. Ceux-ci firent également don au monde cultivé du royal jeu des échecs. Grandes furent également les découvertes géographiques faites par les explorateurs et voyageurs musulmans. Ils eurent des contacts commerciaux avec la Chine, l’Inde et les régions intérieures de l’Afrique bien avant que les Européens osèrent s’aventurer dans ces régions reculées du globe et qui à l’époque étaient dangereuses. Les Musulmans furent les premiers à atteindre le continent australien, ainsi que les territoires inconnus et interdits du Tibet et du mystérieux lac Albert-Edward. Le géographe arabe Al-Idrissi visita extrême  Nord en pénétrant profondément dans les régions perdues et glacées du Groeland, tandis que le célèbre voyageur, savant et écrivain musulman Massoudi entreprit des voyages dont l’ampleur n’a été atteinte par aucun autre avant lui. Ibn-Batouta a couvert dans ses voyages à l’étranger une distance plus grande que celle attribuée au Vénitien  Marco Polo. Le célèbre prince et géographe A. Boulfida a compilé de magnifiques ouvrages de géographie, modèle de littérature géographique, où puisèrent pendant fort longtemps les savants, les écrivains et les voyageurs.

LA LANGUE ARABE AU FIRMAMENT

La recherche et le progrès scientifiques des Musulmans se développèrent rapidement dans les principales sciences de l’époque et l’arabe devient la langue la plus importantes et la plus parlée dans le monde. Il était (l’arabe) La langue de la foi, de la diplomatie, de la science, du commerce et de l’homme de la rue. Son emploi était bien établi et universel. Il charma tous ceux qui baignés dans la fraternité musulmane, le révérèrent, unis dans une admiration commune pour le grand Livre des Livres, le Saint Coran, comme la langue chérie de la vie donnée par l’Islam. Il est vrai que le progrès des Musulmans connut dans le temps ses vicissitudes ; mais contrairement au sort de la Grèce et de la Rome antique dont les cultures sont aujourd’hui choses du passé et dont les langues sont assez abandonnées pour être considérées aussi mortes que le clou proverbial du marteau de porte, l’influence musulmane, le progrès musulman ne peuvent être  détruits. La volonté de régler sa conduite sur les traditions d’un fier et glorieux passé n’a pas permis une
reconnaissance de la défaite. La détermination de s’acquitter de la mission dont se sont chargés les Musulmans accomplis était plus forte que les efforts combinés de ceux qui souhaitaient et souhaitent encore effacer l’Islam de la terre. L’islam, cette religion de paix, de fraternité universelle et de justice sociale. Les tribulations et les malheurs du passé n’ont pas affaibli le monde musulman. Ils l’ont rendu plus vigoureux et plus apte à préparer le chemin de la victoire finale de la cause musulmane.  Cette victoire qui ne peut être réalisée que par ceux qui sont restés fermes dans leur foi et qui sont pleinement conscients de cette réalité que l’Islam est la force vitale destinée à libérer le monde des chaines de l’intolérance raciale et religieuses, de l’injustice et de la crainte.

Dr. O. PFAUS Directeur des Services de Presse et de « Propagande » de la Communauté Islamique de Hambourg (Allemagne)