Echo

Atallah Soufari:LE PREMIER DIRECTEUR- GERANT DU « JEUNE MUSULMAN »/Abdelatif SIFAOUI

girLa Rédaction du « Jeune Musulman », a eu l’immense plaisir de rencontrer au Siège de l’Association des Oulémas, un invité de marque. Il s’agit de Mr. Ali Soufari, le fils d’Atallah Soufari, qui fut le Directeur- Gérant du bimensuel « le Jeune Musulman », l’Organe des jeunes de l’Association des Oulémas musulmans d’Algérie, de 1952 à 1954.

Né présumé en 1918, à Chtet  un village se trouvant dans la wilaya de   Laghouat, en parfait bilingue, et surtout  en  habile gestionnaire, il œuvrera  durant deux années, avec des moyens très réduits, à la réussite du Jeune Musulman, en assurant tant bien que mal  sa sortie  dans les temps prévus, sa diffusion dans toute l’Algérie et  dans plusieurs pays étrangers.

Le docteur Taleb El IbrahimI, qualifiera de courageux son acceptation de prendre en charge la responsabilité morale et juridique, et il s’avéra dans l’accomplissement de ses taches d’une  grande efficacité, d’autant plus qu’il travaillait déjà dans l’administration d’el Bassair, l’hebdomadaire en langue arabe de l’Association des Oulémas.

Mr .Soufari, absorbé par  la gestion courante du Journal, Imprimerie, Abonnements, Diffusion, signera   quand même quelques  écrits dans le journal.

Le premier  dans le numéro 2 du Jeune Musulman, du 20 juin 1952 et dans lequel il fera part du succès du journal en écrivant « un accueil très sympathique à été réservé au « Jeune Musulman ». Nous avons tiré à 7000exemplaires, mais nos prévisions ont été dépassées, l’édition du premier numéro est épuisée ».

Le second  dans le numéro 17, du 13 mai 1953, et dans lequel, il essayera de parer aux inquiétudes constatées chez beaucoup d’Algériens quant  au vide laissé par El Bachir el Ibrahimi, du fait de sa tournée  prolongée dans le Monde musulman,    il écrira sur ce sujet «Le 7 mars 1952, le Cheikh Mohamed Bachir El Ibrahimi,  Président de l’Association des Oulémas d’Algérie  nous quittait pour entreprendre une longue tournée à travers le Monde musulman…s’il a laissé un vide parmi nous, nous ne devons pas regretter sa présence en Orient, car qu’il soit en Algérie, en Egypte ou ailleurs, le cheikh  Ibrahimi sera toujours et inlassablement au service de l’Islam ».

Enfin le troisième, dans le numéro 24, du 26 juin 1954, et à l’occasion du premier anniversaire du lancement du journal, il écrira notamment sous le titre : Notre premier Anniversaire « Il y a un an commençait à paraitre (le Jeune Musulman), dont la direction m’a été confiée par l’Association des Oulémas Algériens…je tiens à préciser que ce journal ne vit que par lui-même. Je répète que nous sommes en train de poursuivre une expérience à laquelle nous espérons que toute notre jeunesse musulmane puisse s’intéresser ».

Cette expérience magnifique  qui débuta le 6 juin 1952, se terminera le 30 juillet 1954 par la parution du numéro 36, un mois avant le déclenchement de la Révolution de Novembre 1954.

En patriote sincère, et en homme de conviction, Mr. Atallah Soufari, se mettra au service de la Révolution comme le montre sa photo prise le 5 juillet 1962, en compagnie de ses frères de l’ALN de Wilaya de l’Laghouat, et qui immortalisera ce moment historique, l’indépendance du pays  acquise grâce à Dieu, puis à leur sacrifice et  abnégation.

Animé sans doute du sentiment du devoir accompli, Il décidera de se marier, en 1963, à l’âge de 45 ans, il aura trois enfants, Ali, Zhor et Faiza, et poursuivra sa carrière professionnelle au sein de l’Administration algérienne, respectivement au Ministère de la Culture,  puis au Ministère de l’Education nationale.

Le 3 juillet 1984, Atallah Soufari, décédera à l’âge  de  66 ans, suite à des complications de santé.

Hospitalisé quelques jours avant, il sera suivi par le docteur Taleb-Slimane Ibrahim, et recevra les visites répétées  de ses amis et notamment  celle de Ahmed Taleb El Ibrahimi son ami de toujours.

Enfin, Ali le fils d’Atallah Soufari, tiendra à nous faire savoir, que Dieu merci, les amis de son père ont  eu  la louable initiative, de lui venir en aide dans l’achat de son seul  logement à ALGER, permettant ainsi à ses enfants d’avoir au moins un toit dans l’Algérie Indépendante.

                                                                                                                                                                    A.S.